Le Conseil électoral provisoire (CEP) s’est engagé à publier une version actualisée du calendrier électoral, assortie d’une nouvelle date de scrutin, avant la fin du mois d’octobre 2026. L’objectif affiché est d’éviter une quatrième prolongation de la période d’inscription des candidats, actuellement fixée au 31 octobre.
Des rencontres tous azimuts
Pour bâtir ce nouveau chronogramme, le CEP multiplie les rencontres avec le gouvernement, les responsables des forces de sécurité, les partenaires étrangers, les acteurs politiques et les représentants de la société civile. L’institution entend ainsi s’assurer que le calendrier qu’elle proposera reposera sur une évaluation réaliste de la logistique et de la situation sécuritaire.
Cette démarche répond directement aux mises en garde formulées le 19 octobre devant le Conseil de sécurité de l’ONU, où le chef du BINUH avait alerté contre l’annonce de dates électorales sans examen préalable de leur faisabilité. Toute modification du calendrier devra désormais reposer sur des bases solides pour ne pas saper davantage la confiance des citoyens.
Une date encore introuvable
Dans la soirée du mardi 20 octobre, le Conseil électoral n’était toujours pas en mesure de projeter une date pour les prochaines élections, signe de l’incertitude qui entoure le processus. La période officielle de campagne, qui devait initialement débuter le 5 octobre, reste reportée sans que de nouvelles dates aient été annoncées.
Le CEP précise que le chronogramme sera finalisé conjointement avec les structures politiques habilitées. En attendant, l’inscription des électeurs se poursuit et l’institution continue d’appeler les citoyens en âge de voter à se faire enregistrer.
Dans la foulée du décret électoral modifié
Cette refonte du calendrier intervient après les modifications apportées le 5 octobre par le Conseil des ministres au décret électoral du 2 juin 2026. Ces ajustements avaient notamment supprimé l’obligation pour les candidats de produire un certificat de la BRH, un document que les personnalités visées par des sanctions internationales peinaient à obtenir.
Ils faisaient suite au report sine die du premier tour du 13 décembre, décidé face à l’impossibilité de réunir les conditions de stabilité nécessaires. Dans un pays qui n’a plus voté depuis 2016, chaque semaine sans calendrier alimente les doutes sur la tenue effective du scrutin et sur la fin de la transition, censée s’achever le 7 février 2027.
Sources
Le Nouvelliste : https://lenouvelliste.com/en/article/273137/the-cep-prepares-a-new-version-of-the-electoral-calendar
HaitiLibre : https://www.haitilibre.com/en/news-48714-haiti-news-zapping.html

