Deux anciens chefs d’État se sont déclarés candidats à la présidence à quelques jours d’intervalle, confirmant que la course de 2026 est bel et bien lancée.
Michel Martelly sous la bannière Debloke
Selon Le Nouvelliste, Michel Joseph Martelly est officiellement candidat à la magistrature suprême sous la bannière du groupement politique Debloke. Le quotidien précise qu’il figurait, au 16 octobre 2026, parmi les seize hommes inscrits sur la plateforme en ligne du Conseil électoral provisoire (CEP).
Musicien de konpa connu sous le nom de Sweet Micky, Michel Martelly a été le 56e président d’Haïti, du 14 mai 2011 au 7 février 2016. Il demeure une figure controversée de la vie politique nationale.
Jocelerme Privert place la sécurité en tête
Trois jours plus tard, le 19 octobre, Jocelerme Privert a déposé sa candidature à Pétion-ville et présenté son projet politique, « Ayiti Transfòme », rapporte Vant Bèf Info. L’ancien président provisoire y fait de la résolution de la crise sécuritaire la priorité des cinq prochaines années.
Il dénonce l’existence de zones de non-droit et l’isolement de plusieurs départements par rapport à la capitale, et considère le rétablissement de la sécurité comme la condition d’un retour à une vie normale, d’une reprise économique et d’un fonctionnement régulier des institutions.
Le candidat insiste aussi sur le coût humain de l’insécurité. Il évoque quelque six millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire et près de deux millions de déplacés, et plaide pour des solutions durables, dont la relocalisation des familles dans des villes où elles retrouveraient des conditions de vie sûres et dignes.
Au-delà de la sécurité, Jocelerme Privert lie la stabilisation du pays à un retour à la légitimité démocratique, à un renforcement de la gouvernance publique et à une relance de la production nationale. Il met en avant trente-cinq années de service public — à la Direction générale des impôts, au ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, au Sénat, puis à la tête de l’État.
Un calendrier encore contesté
Ces dépôts interviennent alors que plusieurs formations politiques réclament des garanties. Le Nouvelliste rapporte que les plateformes REKONSILYE et SOLÈY demandent au CEP un calendrier crédible et des garanties de sécurité pour le scrutin.
Sources : Le Nouvelliste ; Vant Bèf Info.

