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Haïti : 200 soldats salvadoriens déployés pour libérer les 4 otages

📅 23 octobre 2026 ✍️ Wenchel Jean Baptiste 🕒 Il y a 19 heures

Le Salvador a déployé 200 militaires de ses forces spéciales en Haïti pour tenter de libérer les quatre techniciens de l’aviation retenus par des groupes armés depuis l’embuscade du 18 octobre à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets. Un premier contingent d’une centaine de soldats est arrivé jeudi 22 octobre, et un second a été dépêché dans la nuit, avec l’autorisation du gouvernement haïtien.

Une opération de recherche sous haute tension

La Force de répression des gangs (FRG) a confirmé jeudi soir l’arrivée du contingent salvadorien, venu appuyer les opérations de recherche et de sécurisation dans le secteur de l’attaque. Depuis dimanche, les recherches, menées au sol et par hélicoptère, ont donné lieu à des affrontements : au moins sept membres de gangs ont été tués et quatre membres de la force internationale blessés, selon la FRG.

Les quatre disparus sont des techniciens non combattants, affectés aux évacuations médicales au sein du contingent salvadorien de la force internationale. Leur véhicule blindé avait été criblé de balles et incendié à l’aide d’explosifs alors qu’ils revenaient de courses alimentaires. San Salvador dit travailler sur l’hypothèse qu’ils sont toujours en vie, sans en avoir apporté de preuve publique à ce stade.

Négociations évoquées, défi des gangs

Selon la presse américaine, le gouvernement de Nayib Bukele chercherait d’abord une issue négociée : aucune demande de rançon n’a été formulée par les ravisseurs. Mercredi, le président salvadorien avait lancé un ultimatum aux gangs, les avertissant que l’opération du jour n’était « rien comparée à ce qui pourrait suivre » si ses compatriotes n’étaient pas relâchés vivants et indemnes.

Jeudi, le chef du gang 400 Mawozo, Lanmo Sanjou, a répondu par une vidéo dans laquelle il exhibe de grandes quantités de munitions et promet de « se battre pour rester en vie ». À Port-au-Prince, le gouvernement haïtien a fait de la libération des quatre hommes une « priorité absolue » et coordonne la réponse avec la FRG.

Des questions sur le cadre du déploiement

Le déploiement soulève aussi des interrogations en Haïti. Rezo Nòdwès demande notamment si ces renforts seront placés sous le commandement de la FRG, conformément au mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, et réclame des explications sur le fondement juridique et les autorisations de cette intervention. Le commandant en chef des Forces armées d’Haïti et le directeur général de la Police nationale n’ont pas encore répondu publiquement.

Sources

Rezo Nòdwès — Miami Herald

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