Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », chef du gang 400 Mawozo, a adressé une lettre datée du 1er novembre 2026 au secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Il y demande l’envoi d’une délégation onusienne pour faciliter un dialogue avec les forces internationales présentes en Haïti.
Un « drapeau blanc » brandi depuis août
Dans sa lettre, écrite depuis Croix-des-Bouquets, le chef de gang se présente comme le responsable d’un « groupe rebelle » et affirme avoir « officiellement levé le drapeau blanc » depuis le 20 août 2026. Il dit craindre une escalade après l’arrivée de plus de 2 000 militaires salvadoriens, déployés à la suite de la disparition de quatre de leurs techniciens, le 18 octobre, dans la Plaine du Cul-de-Sac.
Wilson Joseph est sanctionné par les Nations unies depuis le 8 décembre 2023, et les États-Unis offrent une récompense d’un million de dollars pour toute information menant à son arrestation. Son groupe s’est rendu tristement célèbre par l’enlèvement de 17 missionnaires nord-américains en octobre 2021.
L’ONU : réception ne veut pas dire approbation
Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a confirmé le 2 novembre que l’organisation avait bien reçu la lettre. Il a toutefois précisé que cette réception ne constitue ni une approbation de son contenu, ni une reconnaissance de son auteur, ni une position des Nations unies.
La demande de médiation intervient alors que les opérations de sécurité s’intensifient dans la région de Croix-des-Bouquets et de la Plaine du Cul-de-Sac. Aucune réponse de fond de l’ONU à la démarche du chef de gang n’a été annoncée.
Sources : HaitiLibre ; Rezo Nòdwès

