Jeudi 29 octobre, le président salvadorien Nayib Bukele s’est adressé directement au peuple haïtien dans un message en créole publié sur le réseau X, alors que le déploiement de ses soldats et de son équipement en Haïti touche à sa fin.
Ni invasion, ni opération contre le peuple
Le chef de l’État salvadorien affirme que son pays n’est pas une grande puissance et qu’il n’a aucun intérêt à dominer le peuple haïtien ni à s’emparer des richesses du pays. Il présente son pays comme une nation modeste, en développement, qui a elle-même connu la violence et qui vit désormais en paix.
Selon lui, le seul objectif de la présence salvadorienne est le retour en toute sécurité des quatre techniciens en aéronautique portés disparus, et une leçon à donner aux gangs qui font souffrir la population, tuent ses proches et l’empêchent de vivre normalement, librement et sans crainte.
Un déploiement financé à 90 % par San Salvador
Le président Bukele précise que son pays finance 90 % des coûts de l’opération sur ses propres ressources, malgré un soutien logistique limité de quelques autres nations. La chancellerie salvadorienne a confirmé le déploiement de plus de 2 000 soldats.
Les quatre techniciens sont portés disparus depuis une embuscade survenue le 18 octobre à Santo, à Croix-des-Bouquets. Le 28 octobre, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le président Bukele se sont entretenus par téléphone et ont réaffirmé leur coordination bilatérale et opérationnelle dans le cadre de la Force de répression des gangs.
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