Depuis le 24 octobre 2026, de fortes pluies affectent les départements du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse. Plusieurs cours d’eau sont sortis de leur lit, provoquant des inondations dans de nombreuses communes et un bilan humain et matériel qui reste provisoire, selon les autorités de la Protection civile.
Un bilan provisoire, département par département
Selon le bilan consolidé relayé par iciHaïti le 29 octobre, citant les comités départementaux de gestion des risques et les directions départementales de la Protection civile ainsi qu’un rapport d’Entraide médicale internationale du 26 octobre, trois personnes sont mortes dans les Nippes, une dans le Sud-Est, et deux pêcheurs sont portés disparus aux Abricots, dans la Grand’Anse.
Les Nippes ont subi l’impact le plus lourd, avec 1 767 maisons inondées, 48 maisonnettes détruites et 1 920 familles affectées. Dans la Grand’Anse, 630 maisons ont été inondées, ainsi que l’hôpital communautaire de Corail, une école et un marché public. Dans le Sud, plusieurs centaines de maisons sont inondées, dont environ 200 aux Cayes, où des sections de berges de la Ravine du Sud se sont effondrées.
Des familles déplacées et des routes coupées
Par ailleurs, la Direction départementale Sud de la Protection civile a publié le 28 octobre un bilan propre à ce département, faisant état de deux morts et de neuf disparus pour les pluies du 24 au 27 octobre, ainsi que de plus de 7 000 maisons inondées. Les chiffres varient selon les sources et les périmètres comptabilisés, et les autorités soulignent que les données restent préliminaires, en attendant la consolidation des évaluations de terrain.
Des pertes agricoles et de bétail sont signalées dans une région déjà affectée par la sécheresse, et plusieurs routes non revêtues ont été endommagées, compliquant l’accès à certaines communes. Des familles déplacées ont trouvé refuge chez des proches dans la Grand’Anse, dans des écoles du Sud et des Nippes, et dans une église à Baradères. Les centres d’opérations d’urgence ont été partiellement activés et mènent des campagnes de sensibilisation auprès des populations.
Sources: iciHaïti; Le Nouvelliste

