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Carrefour : les bandits imposent une « taxe-racket » aux habitants

📅 21 octobre 2026 ✍️ Wenchel Jean Baptiste 🕒 Il y a 10 heures

À Carrefour, les bandits à la solde de Christ-Roi Chéry, alias « Kris la », chef du groupe armé Ti Bwa, ont adopté une nouvelle méthode d’extorsion : ils imposent désormais aux habitants, propriétaires comme locataires, une rançon annuelle pour le droit d’occuper leur maison. Cette « taxe-racket d’habitation » s’ajoute aux postes de rançonnement installés sur plusieurs axes routiers et aux enlèvements contre rançon.

Une rançon fixée selon l’aspect de la maison

Après les postes de rançonnement installés sur plusieurs axes routiers, les sommes exorbitantes exigées des entreprises formelles et informelles et les enlèvements contre rançon, les bandits réclament désormais de l’argent aux habitants pour leur permettre de jouir de leur domicile.

Les montants sont établis en fonction de l’aspect extérieur de la cour et de la maison. Selon les racketteurs, la somme exigée est payable une fois par an. Qu’on soit propriétaire ou locataire, il faut s’acquitter de cette « taxe » pour pouvoir continuer à habiter sa maison.

Vivre à Carrefour en 2026 suppose ainsi une nouvelle contrainte : payer les sommes exigées par les bandits pour pouvoir rester chez soi.

Carrefour sous la coupe du gang Ti Bwa

Le groupe armé Ti Bwa, dirigé par Christ-Roi Chéry alias « Kris la » et membre de la coalition « Viv Ansanm », contrôle la commune de Carrefour. Ses hommes y font régner un système d’extorsion organisé qui touche toutes les couches de la population.

Au-delà de cette nouvelle « taxe d’habitation », les bandits multiplient les postes de rançonnement sur les axes routiers, exigent des sommes exorbitantes des entreprises formelles et informelles et recourent aux enlèvements contre rançon. Cette diversification des méthodes d’extorsion illustre l’emprise croissante des groupes armés sur la vie quotidienne des habitants.

Pour les résidents de Carrefour, la pression est constante : chaque aspect de la vie courante — se déplacer, travailler, ou simplement rester chez soi — est désormais soumis au bon vouloir des racketteurs.

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