Adopté le 30 septembre, le budget 2026-2027 de 401,2 milliards de gourdes mise sur la sécurité, les élections et la relance, tandis que la Banque interaméricaine de développement s’interroge sur la mobilisation des recettes dans une économie en récession depuis huit ans.
Trois priorités affichées par le gouvernement
La sécurité publique et la défense nationale demeurent la priorité centrale, avec une enveloppe de 73 milliards de gourdes, soit 18 % du total, pour les ministères de la Justice et de la Défense. Ces crédits doivent notamment permettre de poursuivre le programme P-4000 de recrutement de 4 000 policiers et d’accompagner la montée en charge des Forces armées d’Haïti.
Pour les élections, 8,6 milliards de gourdes sont alloués au titre des dépenses exceptionnelles liées aux activités électorales et au soutien aux partis politiques, contre 5,9 milliards dans le budget rectificatif 2025-2026, soit une augmentation de 2,7 milliards. La troisième priorité vise une relance économique graduelle, associée à la protection sociale et à la relance territoriale.
Chercher des recettes dans une économie qui peine
Quelques semaines après l’adoption du budget, la Banque interaméricaine de développement a engagé la réflexion lors d’un « Mercredi de réflexion » réuni le 28 octobre avec des représentants des institutions financières internationales et de l’administration publique.
Les participants se sont demandé comment mobiliser davantage de ressources, alors que les recettes restent en deçà des prévisions et que l’État doit financer à la fois sa sécurité, ses élections et son redressement avec des moyens qui ne suivent pas.
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