Les syndicats de la fonction publique ont lancé un ultimatum au gouvernement : verser le 14e mois de salaire, abandonner la taxe de 15 % et régler les dettes envers les hôpitaux avant le 29 octobre, faute de quoi une journée de mobilisation nationale aura lieu le 30 octobre. Le gouvernement assure de son côté que le 14e mois n’est pas soumis à la retenue de 15 %.
Un ultimatum en trois points
Dans une note conjointe, le Syndicat de la Fonction Publique et ses alliés exigent, avant le 29 octobre 2026 : le retrait de l’avis annonçant une taxe de 15 % sur les travailleurs des secteurs public et privé, le versement du quatorzième mois à tous les fonctionnaires des dix départements, et le règlement des dettes de l’État envers les établissements hospitaliers couverts par l’assurance OFATMA, afin que les assurés puissent à nouveau être soignés.
Si le gouvernement n’apporte pas de réponses satisfaisantes, les syndicats promettent une « journée de mobilisation syndicale et populaire » le 30 octobre dans tout le pays. Ils réclament aussi, avant le 30 novembre, des réponses sur l’insécurité, le coût de la vie et l’ajustement des salaires prévu par l’article 137 du Code du travail, faute de quoi deux nouvelles journées de mobilisation suivront les 1er et 2 décembre.
Le gouvernement clarifie : le 14e mois épargné
Face à la grogne, le secrétaire d’État à la Communication, Lucien Jura, a tenu à dissiper ce qu’il présente comme une confusion. Selon lui, il n’y aura pas de prélèvement de 15 % sur le 14e mois : le taux habituel de 10 % est maintenu. La retenue de 15 %, entrée en vigueur le 1er octobre avec le nouveau code fiscal, ne vise que les primes et indemnités, contre 10 % auparavant.
Le responsable gouvernemental a par ailleurs annoncé que la distribution des chèques du 14e mois était en cours cette semaine, certains agents ayant déjà été payés par virement. Le ministère de l’Économie et des Finances a de son côté démenti toute suppression de cette aide très attendue par les familles à l’approche de la rentrée scolaire.

