Quatre techniciens aéronautiques salvadoriens de la Force de répression des gangs (FRG) sont toujours portés disparus, trois jours après l’embuscade tendue contre leur véhicule blindé à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets. Attaqués dimanche 18 octobre 2026 par des individus lourdement armés soupçonnés d’appartenir au gang Chen Mechan, les quatre militaires ont réussi à évacuer le blindé en flammes avant que tout contact ne soit perdu.
Une embuscade meurtrière dans la plaine du Cul-de-Sac
Dimanche 18 octobre 2026, dans le secteur de Santo, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le véhicule blindé transportant les quatre Salvadoriens de la Force opérationnelle Libertad II est tombé dans une embuscade alors qu’il regagnait son campement. Les assaillants, des individus lourdement armés soupçonnés d’appartenir au gang Chen Mechan, membre de la coalition terroriste « Viv Ansanm », ont ouvert le feu avec des armes à feu et des engins explosifs.
Les militaires ont répliqué avec force dans une fusillade intense, mais les agresseurs, à l’aide de cocktails Molotov, sont parvenus à mettre le feu au blindé, forçant les quatre Salvadoriens à évacuer le véhicule. Des hélicoptères de secours ont été déployés pour repousser les assaillants et tenter de récupérer les soldats, mais ils ont essuyé des tirs de gros calibre et plusieurs appareils portent des traces d’impacts. Vu l’intensité des tirs, l’extraction s’est avérée impossible par voie aérienne comme par voie terrestre.
Depuis, les quatre militaires restent introuvables. Selon certaines sources non officielles, ils seraient retenus en otage. La FRG et la Police nationale d’Haïti, appuyées par des drones, ont tenté en vain de les localiser et, durant les nombreux échanges de tirs, plusieurs membres du gang Chen Mechan ont été mortellement blessés.
La FRG intensifie ses opérations à Santo
Dans un communiqué publié mardi 20 octobre 2026, la Force de répression des gangs a indiqué que les recherches se poursuivaient et que ses troupes menaient depuis dimanche des opérations dans la zone avec l’appui d’hélicoptères. Ces opérations ont donné lieu à des affrontements ayant fait plusieurs morts et blessés dans les rangs des gangs armés.
La FRG précise également que quatre de ses agents ont été blessés au cours de ces opérations et qu’ils reçoivent des soins, leur état étant jugé stable. La force appelle les habitants de Santo et des zones avoisinantes à rester à l’abri, à éviter les secteurs où se déroulent les opérations et à suivre les communications officielles.
Les Forces armées du Salvador ont de leur côté confirmé que leurs hélicoptères, déployés en renfort dès le 18 octobre, avaient eux-mêmes été attaqués et touchés par des tirs. Elles indiquent que de multiples tentatives d’approche par voies terrestre et aérienne ont été entravées par l’intensité des affrontements et les conditions de sécurité dans la zone.
Réactions internationales
Dans un communiqué publié le jour même de l’attaque, les Forces armées du Salvador ont expliqué que les quatre techniciens de l’air de la Force opérationnelle Libertad II, déployée en Haïti, avaient été victimes d’une embuscade perpétrée par des groupes criminels lourdement armés alors qu’ils retournaient à leur campement à bord d’un véhicule blindé.
Michael George Glen Waltz, l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, a adressé un message aux chefs des groupes armés : « Aux chefs de gangs qui sèment la terreur en Haïti, sachez que vos jours d’impunité sont comptés. » Il a ajouté, à l’adresse des quatre Salvadoriens : « Vous n’êtes pas oubliés. La FRG est à vos côtés, les États-Unis sont à vos côtés, et nous ferons tout pour vous ramener chez vous. »
L’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a pour sa part publié le 19 octobre une alerte de sécurité appelant les citoyens américains à éviter la zone de Santo et à redoubler de prudence dans la plaine du Cul-de-Sac.

